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Attention : cet essai pourrait changer ta vie. 

Il est temps pour l'humanité de grandir

Les abus de pouvoir et les mensonges règnent sur le monde. Parallèlement, les conditions de vie des êtres humains sont gravement menacées par le réchauffement climatique et la crise de la biodiversité. La solution réside dans une révolution féministe qui fera avancer l’évolution humaine d’un pas raisonnable.

Victoria Har Monia*

« World gone wrong », Bob Dylan« 
I need another world », Joan Baez

Même s’il semble que rien ne puisse arrêter les dirigeants dans leur course folle vers la destruction durable des moyens de subsistance de l’humanité, nous, les humains, avons la possibilité de changer le cours de l’histoire. Nous avons tout ce qu’il faut pour cela : nous avons une motivation, nous avons l’occasion et nous avons les moyens.

Certes, les terribles nouvelles qui nous assaillent quotidiennement sont tout sauf encourageantes. Et l’histoire de l’humanité jusqu’à présent ne nous incite guère à envisager l’avenir avec optimisme.

Pourtant, nous sommes capables de faire faire à l’humanité un pas décisif en avant. Si nous surmontons les années d’adolescence de l’espèce humaine et que nous devenons adultes, si nous accomplissons l’évolution de l’Homo Sapiens vers la Donna Armonia, nous surmonterons l’âge sombre de la guerre et nous nous dirigerons vers l’âge harmonieux de l’amour.

Je me permets d’esquisser une voie qui nous permettra de laisser derrière nous la guerre et le chaos et d’inaugurer une ère d’harmonie.

Le système est incapable de résoudre les problèmes existentiels

Le moment est venu pour un bouleversement révolutionnaire lorsque le système en place et ses dirigeants sont incapables de résoudre les problèmes existentiels. Nos plus grandes difficultés sont bien connues : depuis plus de 30 ans, la communauté internationale débat pour savoir si et comment le réchauffement climatique et la destruction irréversible de la biodiversité peuvent être stoppés. Comment mettre fin à la destruction de nos moyens de subsistance.

Sans succès. Au cours de chacune des 30 dernières années, la situation s'est détériorée. La cause en est que le système en place est irréformable, car ceux qui en tirent profit ne sont pas disposés à faire des concessions sur leur mode de vie. Et aucune alternative à l'Empire romano-américain n'est en vue.

L'empire qui nous domine repose sur la propriété privée, le patriarcat, la violence et l'obéissance. Il est graissé par le profit, dont la maximisation est l'objectif de toutes les mesures politiques et économiques. En conséquence, les efforts visant à placer la vie et la survie des êtres humains et de leur environnement naturel au centre des préoccupations sont voués à l'échec. Tout ce qui réduit le profit est combattu par l'empire et ses mercenaires. 

La résistance perdure

Le fait que l’histoire humaine n’offre jusqu’à présent que peu de raisons d’espérer pouvoir réellement changer ce système n’est qu’une partie de la vérité. Il est certes vrai que les 5 000 dernières années de l’humanité ont été marquées par la violence et la guerre. Mais il est également vrai que, durant ce dernier pour cent de l’histoire de l’humanité, d’innombrables personnes ont opposé une résistance active à ce système. Le fait qu’elles aient rarement réussi jusqu’à présent n’en diminue pas pour autant leur héritage.

Nous pouvons nous inspirer de leur résistance contre l’asservissement, l’oppression et la violence. Nous poursuivons leur engagement afin de façonner enfin avec succès notre histoire commune. Pour cela, nous nous appuyons sur l’expérience des résistantes et sur la certitude que, dans la lutte pour la liberté et la justice, nous avons toujours gagné lorsque nous avons coopéré solidairement, lorsque nous nous sommes alliés pour lutter ensemble.

Contrairement aux tentatives passées de changer le monde par la révolution, nous ne misons ni sur une classe ni sur le pouvoir des armes. Nous misons sur l’intelligence émotionnelle, l’énergie, la créativité et la capacité d’auto-organisation des êtres humains.

Nous avons vu à quel point la politique institutionnelle peut être puissante pendant la pandémie de Covid. Parce que dans une démocratie, c’est toujours la primauté de la politique qui prévaut, nous briguerons le pouvoir politique par tous les moyens légitimes pour notre révolution non violente de l’amour. Cela ne semble peut-être pas très sexy. Mais je te promets que ce sera un plaisir fou.

« Liberté, Égalité, Fraternité »

Le récit de l'Empire continue de parler avec admiration de criminels de masse tels qu'Alexandre, César, Colomb, Cortés, Andrew Jackson, Léopold II, Guillaume II, Mussolini, Franco ou Pinochet, pour ne citer que quelques-uns des pires criminels d'État. Même le pire criminel de masse de l'histoire, Hitler, est encore parfois qualifié aujourd'hui de « plus grand Führer de tous les temps ». De l'autre côté de la médaille, on trouve des criminels de la pire espèce tels que Lénine, Trotski, Staline, Mao ou Pol Pot. Quiconque exige et impose l'obéissance et la soumission est considéré comme un homme sage et fort.

Le fondement de la communauté organisée de manière hiérarchique repose sur le droit romain, qui, sous la forme de la Patria Potestas, conférait au père de famille un pouvoir absolu sur la maison et la ferme, faisant des femmes, des enfants et des esclaves sa propriété. Le droit romain, qui justifiait la violence comme moyen d’atteindre une fin et exigeait obéissance et soumission, reste aujourd’hui encore le fondement de ce qu’on appelle l’État de droit moderne, dont les pays de l’Empire romano-américain sont fiers. Le slogan de la Révolution française, « Liberté, Égalité, Fraternité », n’a jamais pu être véritablement mis en œuvre. 

La société a besoin d’un nouveau fondement

La propriété privée, le patriarcat et la guerre sont des systèmes si étroitement liés qu’ils ne peuvent être surmontés qu’en tant qu’ensemble. Pour construire une société libre, juste et solidaire, il faut donc un nouveau fondement. Celui-ci repose sur la liberté individuelle, l'égalité, la coopération sur un pied d'égalité, l'entraide et la communauté choisie. Des valeurs qui ont façonné les êtres humains pendant les 99 premiers pour cent de l'histoire de l'humanité, avant que les empereurs, les rois et les présidents ne commencent à dominer le monde avec leurs soldats.

Trois chercheurs européens ont abordé ce sujet dans leur ouvrage intitulé « L'évolution de la violence ». Pour l'archéologue allemand Harald Meller, l'agressivité humaine est certes aussi ancienne que l'humanité. La guerre, en revanche, serait une « invention très récente ». L'historien allemand Kai Michel situe le moment du changement culturel avec l'invention de la propriété entre 14 000 et 5 000 ans avant notre ère : « Une logique sociale complètement différente a vu le jour. Auparavant, la règle était : partager rend riche. Désormais, la règle est : accumuler rend riche. » Avec les civilisations dites « avancées », la guerre a conquis le monde.

Le primatologue et comportementaliste néerlandais Carel van Schaik montre que les humains peuvent aussi agir autrement. Il se réfère à notre parenté avec les chimpanzés et les bonobos, avec lesquels nous partageons environ 99 % de notre patrimoine génétique : Nous ne sommes pas simplement animés par la violence comme les chimpanzés ; nous pouvons aussi choisir de laisser s’exprimer les bonobos pacifiques qui sont en nous, ceux qui préfèrent l’amour à la violence, même lorsqu’il s’agit de résoudre des conflits.

Si nous voulons donc surmonter la culture de la guerre que les dirigeants nous ont imposée au cours des derniers millénaires, nous devons retrouver le chemin là où l’humanité a pris un mauvais tournant : « Historiquement, la voie du succès consistait à être généreux, à partager, à agir pour la société », explique Carel van Schaik. Dans leurs conclusions, les scientifiques désignent la démocratisation et l’égalité des droits, ainsi que la réduction des immenses inégalités sociales à l’échelle mondiale, comme les éléments essentiels d’une ère de paix.

Nous ne pouvons toutefois pas nous contenter de nous inspirer de l’histoire ancienne de l’humanité pour imaginer, planifier et construire cette ère, « The Age of Love », l'ère de l'amour.

Nous nous appuyons également sur la créativité et l'expérience de la résistance accumulées au cours des quelque 2 000 dernières années. Par exemple, sur l’énergie d’un Spartacus, sur l’intransigeance d’une Pocahontas, sur la sagesse d’une Olympe de Gouges, sur le courage d’une Harriet Tubman, sur l’audace d’une Emma Goldman, sur la perspicacité d’une Rosa Luxemburg, sur la clairvoyance d’un Albert Einstein, sur l’humour d’un Charles Chaplin, à la perspicacité d’une Simone de Beauvoir, à la détermination d’une Rosa Parks, à la ténacité d’un Nelson Mandela et à l’espoir d’une Jane Goodman.

Un monde digne pour tous est possible 

Nous sommes aujourd’hui intellectuellement, économiquement et émotionnellement capables de réaliser l’espoir de nos ancêtres combattants : un monde où tous les êtres humains ont la possibilité de satisfaire leurs besoins et de développer leur potentiel, c’est-à-dire de mener une vie dans la dignité.

Tout comme la partie la plus éclairée de l’humanité sait depuis longtemps ce qu’il faut faire pour stopper et inverser le réchauffement climatique et la destruction de la biodiversité, nous savons que nous sommes capables de construire une société libre et juste. Nous le prouvons chaque jour en résolvant nos conflits sans violence, en aidant notre prochain et en nous engageant pour un monde meilleur.

Pour cela, nous ne dépendons pas de l’intelligence artificielle, que les milliardaires de la tech tentent d’utiliser pour nous manipuler. Nous comptons sur l’intelligence humaine collective. Il nous suffit de l’utiliser à bon escient. Si l’IA nous aide dans cette démarche, il n’y a rien à redire. 

De nombreux modèles incitent à la réflexion

Rien qu’aux États-Unis, il existe de nombreuses personnes intelligentes et brillantes qui savent beaucoup de choses et ont beaucoup à dire. Nous devrions les écouter attentivement lorsqu’elles nous expliquent les choses. Pour cet essai, les femmes suivantes, entre autres, ont joué un rôle extrêmement important : 

L'amour et l'engagement de Joan Baez m'ont encouragée à poursuivre ma voie avec détermination ;
Kimberlé Crenshaw m’a ouvert les yeux sur le lien entre le racisme et la misogynie ;
Rebecca Solnit m’a poussée à aller vraiment au fond des choses ;
Anne Applebaum m'a montré ce à quoi nous devons prêter attention pour ne pas sombrer dans l'autoritarisme ;
Jill Lepore m'a ouvert une nouvelle perspective sur l'histoire ;
Zoë Schlanger m'a aidée à percevoir les plantes comme des êtres intelligents ;
Megan Rapinoe m'a montré ce qu'étaient le courage civique et la confiance en soi.

Aux États-Unis comme ailleurs, il existe en outre une multitude de femmes brillantes et d’hommes intelligents dont nous pouvons beaucoup apprendre pour franchir la prochaine grande étape de l’évolution humaine. Mais les idées, les connaissances, la sagesse et les actions des femmes mentionnées ci-dessus nous donnent suffisamment de courage pour oser aborder avec confiance l’aube d’une nouvelle ère. 

Un pseudonyme protège contre les représailles

À propos de moi : Victoria Har Monia est un pseudonyme. Je l'utilise pour protéger mes amies et ma famille de la vengeance d'hommes puissants qui se sentent menacés par mon essai.

Je n’ai pas besoin de cette protection. Car, quelques semaines avant la publication de cet article, je me suis engagée dans un voyage sans retour. Il y a deux ans, on m’a diagnostiqué un cancer. Un traitement était sans espoir. Les médecins m’ont donné encore cinq mois au maximum et m’ont recommandé de profiter de ma vie autant que possible.

J'avais toutefois le sentiment de ne pas en avoir encore fini avec ce monde. Il m'a toutefois fallu un certain temps avant de réaliser que c'était cet essai qui me manquait pour tourner la page en paix. Comme je n'avais ni rien à perdre ni rien à gagner, j'ai pu coucher mes pensées et mes réflexions sur le papier sans me soucier de vanité ou de craintes. Peu après avoir achevé ce travail, mon cancer a fini par avoir raison de moi, si bien qu’après une belle fête d’adieu, j’ai choisi de mettre fin à mes jours. Je ne pourrai donc plus vous accompagner lorsque vous réaliserez notre vieux rêve. 

Les êtres humains sont capables de de vivre ensemble en paix

Grâce à mon travail et à mes recherches menées dans plus d’une vingtaine de pays, ainsi qu’à mes études sur la vie sociale d’espèces aussi diverses que les baleines à bosse, les éléphants d’Afrique ou les hyènes brunes, j’étais déjà parvenu à la conviction que l’espèce humaine est fondamentalement assez intelligente pour vivre ensemble en paix.

En tant qu’êtres humains, nous sommes capables de résoudre nos conflits sans recourir à la violence. C’est ce que montrent également de nouvelles recherches. Dominic Rohner, professeur d’économie à l’Université de Lausanne, a même développé une formule à cet effet dans son livre « The Peace Formula ».

Selon lui, les trois fondements essentiels de la paix sont les suivants :

1. La liberté démocratique et le droit de participer aux décisions.
2. Une économie productive qui offre du travail et de la prospérité aux gens.
3. La garantie d’une sécurité assurée, y compris des systèmes éducatifs et de santé qui fonctionnent.

Au cours de mes 70 années d’existence, j’ai également pris conscience que nous sommes faits pour vivre ensemble en paix grâce à d’innombrables rencontres avec des personnes extrêmement aimables et serviables. Trop souvent, cependant, ces personnes et leurs projets ont été entravés et combattus par les détenteurs du pouvoir. Cela m’a motivé davantage à réfléchir à la manière dont nous pouvons définitivement destituer les clans machistes de l’Empire et leurs mercenaires ; à la manière dont nous pouvons mettre l’Empire romano-américain à genoux sans verser une goutte de sang.

Pendant de nombreuses années, je n'ai pas eu le temps ni le loisir d'écrire de manière approfondie sur la manière dont nous pouvons y parvenir. C'est ma maladie en phase terminale qui m'a poussé à me mettre au travail.

J'ai passé les dernières années de ma vie dans mon pays natal, la Suisse. C'est pourquoi plusieurs Suissesses brillantes m'ont inspirée pour la feuille de route vers l'ère de l'amour.

Par exemple, l’écrivaine Milena Moser, avec son empathie et sa joie de vivre, ou la chercheuse en études de genre et sociologue Franziska Schutzbach, avec sa perspicacité et son intrépidité. Sa « Révolution de la solidarité » m’a amenée à réfléchir encore plus précisément à la manière dont nous pouvons organiser la base sociale de la révolution et à ce à quoi nous devons prêter attention pour ne pas nous faire avoir une nouvelle fois à la fin.

Des femmes plus jeunes, comme la championne du monde de cyclisme Marlen Reusser ou l’ancienne footballeuse et militante engagée Sarah Akanji, m’ont aidée, par leur franchise désarmante et leur courage, à surmonter mes doutes occasionnels.

Mais ce sont aussi trois hommes suisses dont les travaux et l’action m’ont encouragée à viser le plus grand des objectifs : l’auteur Peter Staub avec « La Révolution bleue » et la « Déclaration de Bienne », l’entraîneur de hockey sur glace suisse Patrick Fischer avec son état d’esprit, et Granit Xhaka, capitaine de l’équipe nationale suisse de football, avec sa détermination et son esprit d’équipe. 

Plan pour une révolution féministe intelligente

Une autre raison importante qui m’a poussée à écrire cet essai était ma responsabilité envers mes petits-enfants. Leurs petits-enfants doivent eux aussi pouvoir voir comment le monde change lorsque la neige tombe du ciel.

Je me suis donc assise à mon bureau pour coucher sur le papier ce plan pour une révolution féministe intelligente.

Si nous voulons vaincre durablement la guerre, la violence, la destruction et l’exploitation, nous devons construire une nouvelle société solidaire sur de nouvelles bases. Cela n’est possible que si nous redistribuons démocratiquement le pouvoir et la propriété.

Nous ne pourrons mettre fin à la domination millénaire des hommes qu'en veillant à ce que les femmes soient majoritaires dans toutes les instances importantes pendant au moins les 200 prochaines années. Cela vaut aussi bien pour la politique, l'économie et la culture que pour la science.

Que ce soit au sein des parlements, des gouvernements, des conseils d’administration ou des directions d’entreprise, nous ferons en sorte que les femmes soient majoritaires. Sinon, nous ne pourrons jamais briser le pouvoir des hommes et de leurs réseaux.

Nous ne nous laisserons pas entraîner dans des discussions selon lesquelles cela constituerait une discrimination à l’égard des hommes. Les hommes ont eu plus de 5 000 ans pour façonner la société à leur image. Ils ont échoué. Sur toute la ligne. Il est désormais temps pour eux de passer au second plan.

Nous n’interdisons toutefois en aucun cas aux hommes bienveillants de participer à la construction d’une nouvelle société. Grâce à ces majorités féminines, nous empêcherons les hommes de saboter la révolution féministe. 

La propriété est redéfinie

Outre la question du pouvoir, il faut également redéfinir la question « Qu'est-ce que la propriété ? ». Pour nous mettre d'accord sur des réponses contraignantes, des débats intenses seront encore nécessaires.

Les principes suivants seront utiles à cette discussion : la propriété est ce qui nous appartient et ce que nous utilisons effectivement nous-mêmes. Cela comprend par exemple notre appartement ou notre maison avec son mobilier, nos véhicules et tous les objets personnels privés que nous avons acquis ou gagnés. De plus, chaque personne doit disposer de suffisamment d’argent sur son compte pour ne pas avoir à se soucier de questions matérielles pour elle-même et ses proches.

Mais notre propriété comprend également les entreprises dans lesquelles nous travaillons. Il va sans dire qu’une réforme financière fondamentale est nécessaire pour mettre en œuvre une nouvelle définition de la propriété.

En signe de reconnaissance de cette injustice, toutes les femmes adultes devraient recevoir une indemnisation symbolique de, disons, 50 000 dollars. Cela représenterait 10 francs pour chaque année durant laquelle les femmes ont été spoliées, opprimées, exploitées et violées au cours des plus de 5 000 ans de domination masculine.

Parmi les nouveaux principes fondamentaux d’une définition de la propriété, il faut également compter le fait que la terre, l’eau et l’air redeviennent un bien commun, c’est-à-dire qu’ils sont soustraits à la propriété privée. Cela inclut également l’ensemble des ressources minières. Les moyens de subsistance des agricultrices qui possédaient jusqu’à présent « leur » terre peuvent être garantis par des baux à long terme.

Nous visons donc non seulement une révolution sociale, mais aussi une révolution économique. Il n’y a toutefois rien à redire au fait qu’il y aura encore des personnes riches à l’avenir. Mais nous veillerons à ce que, à l’avenir, chaque individu soit en mesure de satisfaire ses besoins primaires et secondaires.

Pour cela, il est indispensable de fixer un plafond à la richesse privée. Celui-ci doit permettre aux détenteurs de mener une vie sans soucis. Mais leur propriété privée ne doit plus suffire à asservir, exploiter ou manipuler massivement les gens. Je plaide donc pour que le plafond de la fortune privée d’une personne soit fixé à cent fois le salaire annuel moyen. Toutes les fortunes dépassant ce montant doivent être imposées à 100 % et ainsi profiter à la collectivité.

Aux États-Unis, le salaire annuel moyen s’élève à environ 85 000 dollars ; le plafond futur d’une fortune privée serait donc de 8,5 millions de dollars. Cela suffit pour mener une vie décente.

Le capital prélevé au-delà de ce seuil sera investi pour permettre aux locataires de devenir propriétaires, aux travailleuses de devenir propriétaires de leurs entreprises, et pour indemniser les femmes et les autres victimes de l’esclavage, de la guerre et de l’impérialisme. Ce capital suffira également à financer la transition écologique de l’économie, ainsi qu’à mettre en place, à l’échelle mondiale, les infrastructures nécessaires à une vie digne.

Le moteur de la vie sociale ne sera plus la soif de pouvoir, mais la volonté de coopérer pacifiquement, de s’entraider afin de permettre à tous de mener une vie agréable. Cela s’accompagnera d’une nouvelle relation, respectueuse et coopérative, avec notre environnement naturel. 

Qui porte cette révolution ?

On pourrait objecter que tout cela sonne bien et que c'est une idée merveilleuse, mais qu'elle restera toujours une utopie.

Mais qui, au juste, est censé mener cette révolution ? Et comment cela pourrait-il fonctionner ? Pour répondre à ces questions, il vaut la peine de prendre un peu de recul afin d’avoir une meilleure vue d’ensemble.

La Terre a environ 4,5 milliards d'années. Avec ses quelque 500 000 ans, l'humanité est l'espèce la plus jeune parmi celles que la Terre a engendrées. À titre de comparaison : les baleines, tout aussi intelligentes et proches de nous sur le plan émotionnel, peuplent les océans depuis environ 50 millions d'années. Les humains sont l'espèce la plus douée qui ait jamais vécu sur Terre. Mais même en tant qu'animaux hautement développés, nous faisons toujours partie de la Terre.

En tant qu'êtres humains, nous sommes à la fois des individualistes, dotés d'une conscience de soi, d'un droit à la liberté et d'une volonté de vivre personnelle, et des êtres hautement sociaux.

Notre individualité ne réside pas seulement dans le fait que chacune et chacun d’entre nous est une œuvre d’art unique de la nature, mais aussi dans le fait que nous sommes responsables de ce que nous faisons. Et de ce que nous ne faisons pas.

Inspirée par l’anthropologue David Graeber, je cite les cinq libertés fondamentales individuelles auxquelles tous les êtres humains ont droit.

J’ai eu le privilège d’avoir toujours été suffisamment à l’aise matériellement pour pouvoir m’offrir à tout moment d’exercer mes droits à la liberté. La majorité de l’humanité ne jouit pas encore de ce privilège. Pour faire respecter ces droits à la liberté, il est également indispensable que l’humanité grandisse.

1. Chaque être humain a le droit de dire « non ». Nul ne peut être contraint de faire quelque chose contre sa volonté.
2. Chaque être humain a le droit de voyager quand, où et avec qui il ou elle le souhaite.
3. Chaque être humain a le droit de nouer des amitiés et de s’associer.
4. Chaque être humain a le droit de s'impliquer, d'avoir son mot à dire, de participer aux décisions et de défendre ses droits.
5. Chaque être humain a le droit d’être heureux.

Mais nous ne sommes pas seulement des êtres individuels, nous sommes aussi des êtres sociaux qui avons besoin de reconnaissance et d’estime. L’humanité n’aurait jamais atteint un tel âge si elle n’avait pas très tôt fait preuve d’attention mutuelle, de coopération et d’entraide.

Le sentiment qui sous-tend cette cohésion sociale, nous l’appelons l’amour. Chaque être humain est capable de cet amour. Il est profondément ancré en chacun de nous.

Qui mène donc la révolution féministe grâce à laquelle nous pourrons franchir la prochaine étape de l’évolution, passant de l’Homo Sapiens à la Donna Armonia, afin de mener une vie sociale digne en tant qu’individus libres ?

Une réponse générale est : toutes les personnes responsables et bienveillantes, en premier lieu les femmes.

Une réponse plus concrète est : toi, si tu es conscient de ta responsabilité sociale. Avec des amies engagées socialement ou écologiquement, c’est toi qui fais le premier pas. 

L'organisation de la révolution intelligente

Cela nous amène à la question de savoir comment cette révolution doit se dérouler. Là encore, la réponse est simple : nous devons nous organiser de manière intelligente et démocratique.

Cela devient plus concret lorsque nous réfléchissons à la manière exacte dont nous nous organisons. En tant que Suissesse, j’en suis consciente : si tu veux construire une montre de haute qualité, fiable même dans l’espace, chaque détail compte. Et si nous prenons conscience de l’issue désastreuse, voire catastrophique, des tentatives de révolutions organisées jusqu’à présent, nous savons que nous devons exclure d’emblée les erreurs fondamentales et soigner les détails.

Même si plus de 5 000 ans de domination masculine ont eu des conséquences désastreuses sur les personnes et l’environnement, nous pouvons néanmoins nous appuyer, pour construire une nouvelle société, sur certaines avancées démocratiques dont nous savons qu’elles fonctionnent. Bien sûr, nous les optimiserons, comme il se doit pour une montre suisse.

En même temps, nous nous inspirons de l'un des systèmes les plus performants de la nature : nous formons un mycélium doté d'un réseau gigantesque, et nos innombrables fructifications apparaissent partout dans le monde quand bon nous semble, où bon nous semble et comme bon nous semble. 

Nous nous inspirons du succès

L'une des organisations non gouvernementales les plus importantes, les plus prospères et les plus démocratiques au monde nous fournit le modèle de notre schéma organisationnel. Nous saurons éviter les erreurs notoires de ses dirigeants, telles que l'abus de pouvoir ou la corruption.

Je parle de la FIFA, la Fédération Internationale de Football Association. La FIFA est une association de droit civil suisse, elle est donc fondamentalement démocratique : chaque membre dispose d’une voix. Pour rester dans l’analogie, j’appellerai la future organisation Fédération Internationale de Personnalité Association (FIPA). L’objet de la FIPA est simple : la FIPA et ses membres s’engagent par des moyens non violents pour la construction d’une société dans laquelle chaque être humain peut mener une vie digne.

Comme il se doit dans une organisation démocratique, nous la construisons à partir de la base. Comme dans le football, nous nous organisons au niveau le plus élémentaire en équipes. Ces équipes se forment d’elles-mêmes et choisissent elles-mêmes leur travail et leur engagement ; elles sont donc autonomes dans leurs décisions. Les équipes comptent chacune entre trois et sept membres. Si une équipe s’agrandit, elle se scinde.

Les équipes s’associent librement à d’autres équipes et collaborent avec elles, quel que soit le lieu où elles opèrent. Parallèlement, les équipes se regroupent en clubs, les Personnalité Clubs. Les PC s’organisent quant à eux aux niveaux local, régional, national, international et mondial en associations correspondantes, qui appartiennent toutes à la FIPA.

Les femmes constituent la majorité au sein des comités directeurs et des assemblées de délégués.

Au lieu de jouer au football et de marquer des buts, les équipes interviennent dans quatre domaines différents. Les succès remportés dans ces domaines nous permettent d’accéder au pouvoir politique par la voie démocratique. Ce pouvoir nous permet à son tour de mettre en œuvre le programme pour une cohabitation harmonieuse. Ces quatre domaines constituent chacun un pilier du Capitole de la révolution féministe.

Ce chapitre repose sur les militantes et leurs équipes, qui, à l'instar de la FIFA, sont présentes partout où l'on joue au football. C'est-à-dire partout sur notre merveilleuse planète bleue.

1. L’Amour : Le Cercle Bleu
2. L’Action : La Coalition d’Urgence
3. L’Espoir : Les Conseils Lobaux
4. La Sécurité : La FIPA

Le toit du Capitole de l’amour est notre objectif : une société libre et juste dans un environnement intact, où chacun peut vivre selon ses besoins et mettre à profit toutes ses capacités. 

Le Cercle Bleu – You’ll never walk alone

Sous le nom du Cercle Bleu, « The Blue Ring », nous organisons le domaine de la vie en communauté solidaire. Nous faisons nôtre la devise du FC Liverpool : « You’ll never walk alone». Nous ne laissons personne de côté.

En tant que premier pilier du Capitole, le Cercle Bleu constitue la base sociale de la révolution. Les équipes veillent à ce que toutes les personnes pacifiques et bienveillantes soient impliquées dans nos activités, à ce qu’elles puissent y participer, quels que soient leur âge, leur degré d’isolement ou leur vulnérabilité.

Le Cercle Bleu organise l’entraide de quartier et veille à ce que toutes les discussions importantes puissent avoir lieu à la base. Par exemple, comment nous pouvons reconquérir nos immeubles et nos quartiers et comment les organiser de manière équitable et démocratique.

Le point d'ancrage du Cercle Bleu est le Samedi Bleu : chaque samedi, nous voulons faire la fête ensemble. Nous passons un bon moment ensemble, nous rions, chantons et dansons. Et nous nous souvenons de nos ancêtres qui, avant nous, se sont engagés pour la liberté, la justice et la paix. Ces fêtes communes ne renforcent pas seulement nos liens, elles nous donnent aussi l'énergie nécessaire pour poursuivre notre travail avec motivation au cours de la semaine à venir.

Au sein d’une équipe du Cercle Bleu, tout le monde peut s’impliquer activement. Les équipes du Cercle Bleu s’organisent avant tout au niveau local, où elles établissent et entretiennent des relations interpersonnelles solides.

Mais le Cercle Bleu revêt également une dimension mondiale. En effet, nous relions The Blue Ring au-delà des frontières locales et nationales, et à travers les continents, afin que les gens puissent se montrer solidaires à l'échelle mondiale, au-delà de leur lieu de résidence.

La Coalition d’Urgence – Il est temps d'agir

Nous ne sommes pas seulement confrontés à une période de bouleversements sociaux, mais aussi à une urgence écologique mondiale. Il est donc indispensable que nous mettions tout en œuvre dès maintenant pour résoudre le réchauffement climatique et la crise de la biodiversité du mieux que nous le pouvons dans le cadre du système actuel.

Telle est la mission de la Coalition d’Urgence, « The Emergency Coalition », le deuxième pilier du Capitole de l'amour politique, « the Capitol of Love ». Elle se compose de responsables politiques consciencieuses, de syndicalistes engagées, de militantes d’ONG et de scientifiques, d’employées attentives des services publics et d’acteurs économiques soucieux.

Les équipes de la Coalition d’Urgence élaborent des solutions qui fonctionnent dès aujourd’hui. En fonction de la situation, elles collaborent aux niveaux local, national, international et mondial.

La Coalition d’Urgence exerce une influence au niveau politique en contribuant à ce que des majorités parlementaires progressistes et des gouvernements responsables soient élus dans le plus grand nombre de pays possible. Ceux-ci peuvent souvent faire plus qu’ils n’osaient le faire jusqu’à présent.

L'une des missions de la Coalition d’Urgence consiste à faire avancer la transformation du système économique basé sur le pétrole et le profit. Cela implique également de travailler en collaboration avec la nature et d'exploiter ses possibilités et ses capacités à des fins industrielles. Les mots-clés à cet égard sont l'économie circulaire écologique, la création de coopératives à but non lucratif, ainsi que la recherche et le développement de nouvelles sources d'énergie et de composites qui ne reposent pas sur le pétrole ou le charbon.

Les matières premières naturelles telles que le chanvre, les algues, les champignons, les sphaignes ou les mousses peuvent non seulement contribuer à remplacer les produits pétroliers, mais, utilisées à grande échelle, elles contribueront également de manière décisive à réduire la teneur en CO2 de l’atmosphère.

Parmi les domaines dans lesquels les équipes de la Coalition d’Urgence peuvent agir, on peut citer par exemple une taxe mondiale progressive sur le CO2, ainsi que l’arrêt de la déforestation des forêts tropicales, de la surpêche et de la pollution des océans. L’interdiction des insecticides et pesticides nocifs et la réduction de la surfertilisation industrielle sont également des objectifs qui doivent être mis en œuvre rapidement.

La réduction massive du trafic routier motorisé doit également être un objectif prioritaire. Une réduction générale et significative de la vitesse, par exemple, permettrait de réduire considérablement à la fois la pollution environnementale due aux microplastiques et les émissions de CO2.

De plus, des vitesses plus basses entraîneront une diminution du nombre d’accidents et contribueront à refroidir une économie en surchauffe et à ralentir notre mode de vie trépidant.

Les Conseils Lobaux - Repenser l'avenir

Les Conseils Lobaux, « The Lobal Councils », constituent le troisième pilier du Capitole de l'amour. Leur mission consiste à élaborer les fondements démocratiques permettant d'organiser la vie à l'ère de l'amour de manière si parfaite qu'elle fonctionne comme la proverbiale montre-bracelet suisse.

L'organisation des Conseils Lobaux s'inspire du modèle démocratique éprouvé des cantons suisses : il existe une sorte de parlement, le « Discussion Board », et une sorte de gouvernement, l’« Action Board ». Les membres du Discussion Board sont soit élus, soit tirés au sort parmi les candidats, de manière que les femmes soient majoritaires et que tous les groupes sociaux, culturels et démographiques soient représentés de manière équitable.

Le « Discussion Board » élit ensuite parmi ses membres les trois à sept membres à égalité de droits de l’« Action Board », qui est composé selon les mêmes critères. Celui-ci fonctionne comme le Conseil Fédéral suisse, avec une présidente qui change chaque année, mais qui, en tant qu’égale parmi ses pairs, n’a pas plus de pouvoir que les autres membres de l’« Action Board ».

Les Conseils Lobaux travaillent aux niveaux locaux, national et international. Ils ont pour mission d’élaborer des projets de constitution démocratique qui pourront être soumis au vote après la révolution. Puisque nous devons repenser entièrement un avenir plein de joie de vivre, il leur incombe également de formuler des propositions pour un nouveau droit civil et un nouveau droit pénal qui contribuent à la formation d’une société harmonieuse.

Les Conseils Lobaux – « lobal » étant l’abréviation de « local et global » – sont certes entièrement tournés vers l’avenir. Mais lors des discussions sur les futures constitutions, ils élaboreront également des pistes de solution aux problèmes actuels. Les « Action Boards » fournissent des contributions en ce sens à la Coalition d’Urgence.

Outre l'élaboration des fondements constitutionnels et juridiques d'une future société libre et juste, Les Conseils Lobal créent également les structures nécessaires pour élire, le moment venu, lors d'élections générales mondiales, un congrès mondial à partir duquel pourra finalement être élu le premier Gouvernement Council mondial démocratiquement légitimé.

FIPA – La sécurité est indispensable

Le dernier et quatrième pilier du Capitole révolutionnaire, qui relie le fondement de l’amour au toit de la liberté et de la justice, est l’organisation de la FIPA elle-même. Afin que toutes les équipes puissent collaborer de manière intelligente et efficace et pour renforcer la cohésion des équipes et de leurs membres, une organisation de base performante est nécessaire. Tous les membres d’une équipe organisés au sein d’un Personnalité Club deviennent automatiquement membres de la FIPA.

La FIPA a la responsabilité de veiller à ce que The Blaue Ring, The Emergency Coalition et The Global Council respectent les statuts et reçoivent les moyens nécessaires pour accomplir leurs missions. Elle assure donc, au sens figuré, le bon déroulement et la régularité des activités.

La FIPA veille à ce que les équipes, les clubs et leurs fédérations puissent se concentrer sur leurs missions. Grâce à un système de péréquation financière interne, elle garantit à tous une assise financière solide et assure le bon fonctionnement de la communication interne et externe.

La FIPA veille également à la sécurité de ses membres et de l’organisation. Bien sûr, nous ne pourrons pas empêcher que des agents et des mercenaires de l’Empire se joignent à nous pour nous espionner ou nous manipuler. Laissons-les faire. Ils nous obligent à rester fidèles à nos valeurs. D’ailleurs, leurs critiques et leurs préoccupations nous sont très utiles pour trouver des solutions encore meilleures.

La sécurité de la FIPA et de ses membres implique que les membres qui nuisent délibérément à l'organisation puissent être exclus à l'issue d'une procédure équitable. Ainsi, un carton jaune est prévu pour la justification de la violence. L'usage de la violence entraîne directement un carton rouge. Quiconque a reçu deux cartons jaunes ou un carton rouge est exclu définitivement de la FIPA.

La FIPA assume toutes les tâches administratives nécessaires à l’organisation mondiale, mais elle est aussi le foyer vivant des équipes et de leurs membres, leur offrant soutien et réconfort.

La Suisse n’a pas seulement inventé le gouvernement collectif, qui a inspiré les Conseils mondiaux. La Suisse abrite non seulement le siège de la FIFA, mais aussi celui de la Croix-Rouge internationale, qui œuvre pour la paix et en faveur des réfugiés.

À l'instar de la Croix-Rouge, la Fédération Internationale de Personnalité Association (FIPA) fait du Cercle Bleu son symbole. Un symbole mondial de solidarité, de cohésion et d'appartenance.

Quiconque adhère à la révolution féministe de l’amour est invité à porter un anneau bleu en signe de paix, de volonté de liberté et d’engagement. Grâce à ce simple symbole, les militantes et les sympathisantes se reconnaîtront d’un seul coup d’œil, même si elles ne se sont jamais rencontrées auparavant. 

Dans 6 ans, une nouvelle ère

Selon des climatologues responsables, il ne reste à l’humanité qu’une petite fenêtre temporelle pour redresser la barre vers un avenir digne d’être vécu. Que nous ayons encore 5, 10 ou 20 ans pour réussir ce revirement dépend en grande partie de ce qui se passera dans les années à venir.

Bien que je ne sois pas climatologue, j’ose affirmer que nous parviendrons à nous en sortir avec un simple coup de pouce en construisant réellement une société durable, pacifique et juste.

Ma thèse est que nous atteindrons notre objectif d’ici six ans si nous suivons rigoureusement la feuille de route vers l'ère de l'amour, si nous l’améliorons en permanence et si nous accomplissons avec engagement les tâches qui nous incombent.

Si tout se passe bien, l’année 2033 deviendra ainsi la première année du nouveau calendrier, l’année 1 de l'ère de l'amour. 

Allons-y !

Chacun peut jouer avec un ballon de football tout seul. Mais pour jouer au football, nous ne pouvons le faire qu’ensemble.

J'ai pu imaginer la Révolution de l'amour toute seule. Mais nous ne pouvons mener à bien la Révolution de l'amour qu'ensemble.

La première étape consiste à te prendre au sérieux, à te battre pour tes libertés et à assumer tes responsabilités.

Deuxième étape : forme une équipe avec des amies et crée un « Personnalité Club » avec d’autres équipes.

La troisième étape : mettez-vous au travail et célébrez un premier Samedi Bleu.

Le reste suivra.

Que le Cercle Bleu soit avec toi. 

Merci et bonne chance 


(Traduit de l'allemand par Deepl)

 

* Victoria Har Monia est un pseudonyme.

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